Témoignages Booz

N. offre ces lys en nous disant qu’elle a obtenu  son statut de réfugiée

« C’est mon propre témoignage que je désire partager avec les autres femmes qui passent peut-être par un moment de misère ou de désespoir, qui sont fatiguées de la vie. Je veux juste vous dire que tant qu’il y a la vie, il y a encore l’espoir.

Je suis passée par des moments terribles dans ma vie, loin de ma famille, loin de ceux que j’aime. Je n’arrivais même pas à manger, pas de sommeil la nuit. Je me croyais morte. Je ne voyais que la mort devant moi.

Ce que je peux vous dire c’est de prendre courage et d’aller de l’avant, Dieu peut vous restaurer encore la joie de vivre. Aujourd’hui, je retrouve encore le sourire et je sais que vous aussi un jour, vous qui passez des moments terribles, qui souffrez, qui pleurez, qui peut-être voulez mettre fin à votre vie, qui n’avez plus d’espoir, prenez courage et espérez encore.

Moi votre amie, j’ai passé des moments difficiles mais en moi je n’avais pas perdu l’espoir. J’espérais toujours qu’un jour, je verrai ma fille, mon mari et j’ai gardé la foi. Ma première demande d’asile a été rejetée mais quelque chose en moi me disait que je pouvais encore espérer et j’étais là, à tout moment me disant que j’allais y arriver. Et Dieu merci, il m’a conduite dans cette association les Champs de Booz. Vraiment, j’ai encore retrouvé le courage. Les conseils des Champs de Booz m’ont aidée, les sorties, voir de belles choses, voir des gens qui s’unissent. Là j’ai encore retrouvé le sourire et aujourd’hui, j’ai mes papiers.

Dans mon propre pays, j’ai failli mourir mais – Gloire à Dieu –  la France m’a accueillie. Aujourd’hui,  je suis régularisée. Je peux faire venir ma fille et mon mari et recommencer encore la vie, dans la joie !

 

Des échos de la fête par une participante

 

Samedi 28 janvier 2017 à 13h30,  les Champs de Booz ont organisé une fête où il y avait les bénévoles, les sœurs qui nous accueillent dans leur maison rue du Retrait et nous  les femmes soutenues par l’association. Nous avons partagé le goûter de la nouvelle année.

Afin de pouvoir mieux se connaître dans l’échange et le partage, nous avons procédé à une présentation de toutes les personnes présentes. Nous représentions 13 nationalités !

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Après le mot de bienvenue, nous, les 17 femmes,  avons  donné notre témoignage, comment nous avons connu les Champs de Booz. L’une de nous disait : « Je suis arrivée il y a un an.  Après avoir passé deux nuits dans les gares, j’ai demandé à quelqu’un de me montrer une église. J’ai vu le prêtre et c’est lui qui m’a montré les Champs de Booz. J’ai commencé venir et  aujourd’hui je suis heureuse. »

En signe de remerciement, nous les femmes,  avons  offert aux sœurs des cadeaux faits de nos mains : livrets, broderies, vase décoré,  étui pour portable, etc.

Des chants en différentes  langues, venant du Tibet, du Rwanda, du Cameroun nous ont bien réjouies.